Une chanson d’un groupe local commence à peu près ainsi : « Dans un des bouts du monde, vit une cité au temps triste, aux nuages gris, aux murs immondes« … et là, je m’arrête. Tous nos murs ne sont pas immondes, certains font exploser la couleur, autrement qu’à travers des graphs. Dans quelques petites rues de Brest, près de l’hôpital Morvan, on trouve ces jolies maisons aux couleurs sorbets. Comme j’ai emmené mes enfants à la gare, pour leur départ en vacances, j’ai pu m’attarder et prendre quelques photos.

Des murs immondes

Ces mots résonnent dans ma tête. Pour l’expliquer, il faut savoir que Brest a énormément souffert des bombardements alliés lors de la seconde guerre mondiale. Wikipédia nous apprend qu’après leur passage, 200 immeubles étaient encore debout, dont seulement 4 dans le centre ville. Le documentaire qui suit annonce que plus de 30 000 tonnes de bombes et 100 000 obus ont été largués. En tout état de cause, la physionomie de Brest s’apparentait au triste spectacle auquel nous assistons aujourd’hui, en Syrie et ailleurs.

De ce fait, la ville est devenue un patchwork de reconstructions pas forcément très esthétiques : il fallait parer aux besoins les plus urgents. Les quartiers de charme ne sont pas nombreux. Durant ces 15 jours, je vais tenter de les débusquer.

La vie malgré tout

Je n’étais pas partie pour parler de la guerre, en commençant cet article, mais le paysage urbain de Brest est si intimement lié à ces tragiques évènements , que je ne peux en faire abstraction. On va poursuivre sur une note plus gaie, c’est-à-dire la chanson dont je vous parlais au début de ce post. Le groupe s’appelle Skankaya, ils sont de Brest et même s’ils trouvent les murs de leur ville immondes, ils l’adorent et le font savoir haut et fort. Pour entendre le titre auquel j’ai fait allusion, il vous suffit de cliquer sur ce lien.

Couleurs de Brest

Et pour finir, la galerie d’images glanées aujourd’hui. Pour agrandir les photos, cliquez dessus !

A bientôt.