Beau oui comme Bowie…

Heroes, Lazarus, Space oddity, Starman, Let’s dance… Ces titres vous parlent ? Ils sont tous de David Bowie, qui nous a quitté aujourd’hui. Petit flash back…

La haine du dimanche soir

Hier, donc dimanche soir, je rétropédalais à l’idée de commencer la semaine : des rendez-vous obligatoires qui ne servent à rien, une tempête annoncée sur la côte. Bref, j’avais comme une envie monstrueuse de prolonger le week-end. Je me suis couchée à minuit… Et ce matin j’en ai bavé pour me lever (pauvre chochotte, que je suis).

Bowie-Diamond-dogsLa soupe à la grimace du lundi matin

Je me suis préparé ma tasse de café habituelle, je me suis plantée devant les infos sur le web, pour la savourer et le goût du café est devenu amer : David Bowie est mort. Fin d’une époque. Je n’ai jamais autant apprécié un artiste que lui, que j’avais découvert en 1983 avec l’album Let’s Dance, le plus décrié, le plus commercial.

Rappelle-toi midinette…David-Bowie-Gilles-Verlant

Si Let’s Dance fut un album de midinettes (qui comporte au moins deux perles « Criminal world » et « Ricochet »), il m’a ouvert la voie à tout un univers que je ne soupçonnais pas, mes parents étant très peu tournés vers la culture. Mon engouement de groupie (j’avais 14 ans), m’a menée au magazine Rock & Folk, la bible de la musique dans les années 80… Et dans Rock & Folk, il y avait un livre de Gilles Verlant (RIP lui aussi) que l’on pouvait commander : la biographie de David Bowie.

Le plaisir ne vaut que s’il est partagé

Bowie, carnassier

J’ai entraîné dans ma perversion glam rock ma meilleure amie de l’époque, Carole, qui a passé des heures à écouter avec moi l’ensemble des albums que nous avions pu nous procurer. Outre une vaste ouverture aux autres milieux musicaux (Dvoràk, jazz, velvet underground, rock anglais des années 70), ce livre de Verlant sera aussi une découverte (via Amanda Lear !) de la peinture contemporaine, dont Bowie était friand : Vasarely, Dali, les représentants du mouvement dadaïste, etc.

Tu t’étales un peu trop là…

Je vais raccourcir un peu, car je pourrais dégoiser nombre de paragraphes sur cet artiste qu’est Bowie. En souvenirs fugaces, il y a le voyage à Londres dans les années 90, le graffiti sur la maison de Brixton où il est né, la visite au Marquee, une salle de concert qui a marqué ses débuts et ceux de nombreux artistes anglais, mais qui à l’époque proposait Madness, en perte de vitesse totale.

Iggy’s best friendBowie-Vasarely

Ce matin, j’ai écouté Black Star, son dernier album, où j’ai eu la surprise d’entendre la guitare d’Al di Meola… Et là, je ne trouve une sorte d’apaisement que dans l’album « Beat’em all » d’Iggy Pop. Un album plutôt punchy, mais dans lequel j’ai l’impression d’entendre la voix métallique de Bowie se mêler à celle d’Iggy. Ils ont des sonorités communes. Cela dit, aucune intervention de Bowie sur cet album…

Voilà… c’est fini

Bref, on ne va pas verser dans le larmoiement de mauvais aloi : l’époque nous propose suffisamment de bons motifs de pleurer, n’allons pas en trouver d’illégitimes. Bowie a eu une vie extrêmement riche artistiquement, intellectuellement, culturellement et financièrement. Il a partagé son talent, sa curiosité, son énergie, ses passions et il restera de lui une image particulière dans le monde du rock et de la musique. Il inspire et inspirera d’autres musiciens, d’autres artistes, autant que lui-même fut inspiré par ses prédécesseurs.  Pour clore cet article, je choisis ce morceau d’Iggy Pop « Talking snake », parce que je les sens comme « réunis » dessus.

4 Replies to “Beau oui comme Bowie…”

  1. Un bel hommage à David Bowie, tu es une vraie fan, et je comprends que tu aies eu envie de réagir par ce billet très joliment tourné et émouvant.
    Rien à voir, si ce n’est la qualité de ton blog : je t’ai nommé pour les Leibster Awards, par ce que tu le vaux bien 🙂

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