Le fil rouge du rouge… avec le GF7.

Je ne me sépare plus de mon Panasonic GF7. Il m’accompagne dans le moindre de mes déplacements. Je note que je ne fais pas pour autant plus de photo, mais ça me tranquillise de le savoir là, lorsque j’ai besoin de lui.

Balade de fin d’été

La météo a été plutôt clémente à Brest, durant ce mois d’octobre. Les horaires de mon car m’offrent une heure de balade dans la ville, entre le moment où j’arrive et celui où je dois être au bureau. Ce jour, là, j’avais décidé de descendre un arrêt avant le terminus, juste devant le cinéma Liberté. Une drôle de silhouette me faisait face : un scaphandrier ! Je me suis précipitée pour le prendre en photo et en arrivant pile poil devant lui, j’ai éclaté de rire : ce que j’avais pris pour un authentique équipement, n’était en fait qu’une reconstitution à base de produits de récupération. L’effet était plutôt réussi ! Je me suis donc attardée sur ce drôle de bonhomme, dont le hublot est une boite ancienne de pellicule pour film, le plastron, sans doute du sol plastique bombé en couleur cuivre et chrome, la combinaison des sacs poubelles.

Le jeu débile

C’est un jeu qui vient de mon enfance et qui ne m’a jamais quitté, car il me réserve parfois de bonnes surprises. Si je ne sais pas quoi faire de mon temps ou si je ne sais pas quelle direction prendre, je demande à l’objet qui est en face de moi où je dois aller et j’attends un signe. Non, non, promis, je vais très bien, enfin ça n’empêche pas un fonctionnement normal minimum de mon quotidien. Bref, un je/jeu-ne-sais-quoi de rouge s’est reflété dans la boite-hublot et j’ai décidé de suivre ce qui serait rouge. Une voiture banale rouge m’a menée vers la gare. Elle s’est arrêtée devant des escaliers que j’ai alors entrepris de descendre. Il y a beaucoup d’escaliers à Brest, pour relier « la ville d’en haut », du port qui est « en bas ». Comble de l’amusement, ne voilà-t-il pas que je tombe sur un bus anglais, tout ce qu’il y a de plus rouge et de plus inattendu ici ?

Le fil rouge

Je m’attarde autour du véhicule,  le prends en photo : « UK on the Rock Tour ». J’adore le rock anglais. J’y vois un bon signe  pour continuer ma balade. Je longe le port en suivant une jeune fille qui porte un manteau rouge, un peu militaire. Hélas, je n’ai pas réussi de photo correcte avec elle. La voilà qui monte le grand escalier du cours d’Ajot. Je la suis en me disant qu’il faudra quand même que je la lâche un peu, si je ne veux pas me prendre un coup de sac sur la tête. Oufff ! Je vois un carré rouge au loin, qui me rappelle non pas la censure, mais la Grèce, parce qu’il est entouré de bleu. Les couleurs sont belles et inattendues ici, à Brest : ça mérite un petit déclenchement ! Il y a du vent, une serviette en papier décorée de tomates bien rouges s’échappe de la terrasse d’un restaurant. Je la suis par jeu, car j’aime bien m’en remettre au hasard. Et là… j’approche de la poésie la plus inattendue qui soit.

Le jeu du fil rouge : un drôle de manège

La serviette prend de la hauteur et va se coincer dans des branches. Les yeux en l’air, je regarde un peu dépitée mon guide s’immobiliser. Un coup d’oeil à gauche, nada de rouge. Un coup d’oeil à droite : une magnifique cabine téléphonique anglaise me fait face ! Elle est presque irréelle, tant elle me paraît belle et au bon endroit. Je prends plusieurs photos, bien sûr. Elle est cernée d’une végétation qu’il aurait sans doute fallu mieux entretenir. Et pourtant, quel plaisir j’ai à regarder ce lieu. Je m’approche et je vais de surprise en surprise…

Le Square de la Tour d’Auvergne

Il fait sombre sous ces arbres, qui désormais poussent comme ils le veulent. Des trouées de soleil forment une sorte de robe léopard sur le sol. Mon regard ne discerne pas bien et j’hésite un peu à entrer dans cet endroit désert, peut-être mal fréquenté ? Tant pis, la curiosité est la plus forte et je suis récompensée de mon (mini) courage. Je suis là, devant un manège de chevaux émouvant à souhait. Délaissé, abimé et pourtant plein de charme. Le premier cheval sort sa tête du mur, le second les pattes avant, le troisième est entièrement expulsé de sa gangue de béton, quant au quatrième, on sent qu’il a pris sa liberté et va nous laisser ici. Quant à moi, mon heure de liberté s’achève et je dois filer au travail…

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7 Replies to “Le fil rouge du rouge… avec le GF7.”

  1. Quel plaisir de suivre ton fil rouge ! c’est une très bonne idée, ce jeu, il te mène à de belles trouvailles. Incroyable, la cabine téléphonique qui semble surgir de nulle part. A-t-elle un rapport avec le bus rouge ? c’est London descendu à Brest 😉
    Tes chevaux s’échappant sont poétiques à souhait, et comme d’habitude ton post-traitement est superbe. Et ce, quelque soit l’appareil utilisé. Ce n’est pas l’outil qui compte, on s’y adapte, et le tour est joué. Ton oeil de photographe est toujours là. Je vais continuer ma lecture de tes derniers posts, que j’ai survolé dernièrement, mais pas suffisamment.

  2. Très jolie balade, j’aimerai bien avoir le temps de me balader avant le boulot, mais ça fait un peu tôt ! :p
    J’aime beaucoup ce scaphandrier (d’eau de vaisselle ?), il est bien fait ! Ce carré rouge et bleu est très photogénique.
    Trouver le bus et la cabine, il fallait le faire, ne manquait plus que le garde stoïque ! 🙂

    1. Merci Anne !

      Cette heure de promenade, c’est ma découverte de la photo urbaine, chose que je ne peux pas pratiquer au fin fond de ma cambrousse !

      Je ne désespère pas de trouver un garde royal à Brest ! 🙂

    1. Merci Manu,

      De mon côté, j’ai beaucoup, beaucoup apprécié tes séries florales. Je suis moins sur Facebook mais je ne te perds pas de vue ! 😉

    1. Coucou Sophie !

      Merci c’est gentil. Cela vient avec le temps… Et je pense que si tu persistes un peu dans la photo, tu t’étonneras toi-même : on sent qu’il y a chez toi un p’tit truc prêt à germer, qui ne demande qu’à venir. 🙂

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