La côte des Légendes

La côte des légendes offre mille et un visages, du bord de mer radieux au paysage le plus tourmenté. Ce matin-là, comme d’autres nombreux à venir (enfin je l’espère !), j’ai pris mon appareil photo et j’ai laissé mes pas me guider au hasard des chemins.

De criques désertées par la mer en routes tout aussi désertes, je n’ai croisé aucun être humain pendant près de 3 heures !  Pourtant les traces des habitants et voyageurs ne manquaient pas. Je vous fais partager un peu de ces instants hors du temps, que j’ai pris plaisir à figer en photo. Ces mêmes photos que je commenterai en dessous de la galerie, pour éviter trop de lecture à ceux qui n’aiment que les images.

Land’Art Naturel : il y a peu, Plouguerneau a accueilli une exposition consacrée à ce type d’activité artistique, que j’affectionne particulièrement. Les œuvres étaient un prêt de l’artothèque de Brest. Mais pour cette photo, le ressac et lui seul a créé cette composition de galets nichés au creux du goémon.

Les bernaches : pour qui aime l’ornithologie, nos côtes offrent un échantillon d’oiseaux migrateurs ou non assez conséquent. Ici, un groupe de bernaches en train de se reposer. J’ai pu les approcher suffisamment près pour rendre la photo lisible. Un 55-300mm, ce n’est pas toujours la panacée en matière de photo animalière, spécialement avec la faune sauvage. Je commence à songer au 300mm à ouverture fixe, mais c’est un autre budget…

Dark Plouguerneau et Empreinte : ces deux photos ont été traitées de la même manière sur Lightroom. Le temps couvert et son étrange luminosité, l’ambiance à la pluie m’ont incitée à accentuer les contrastes et les couleurs. Je ne sais pas si dans un mois j’aimerai autant ce travail de post-traitement, mais pour l’instant il répond bien à ce que le paysage dégageait à ce moment-là.

Les chemins de Plouguerneau : les maisons et les murets de séparation en pierre sèche sont mis à l’honneur. Il s’agit d’une technique de construction qui n’utilise aucun mortier à liant. On compte encore beaucoup de maisons, dont certains sont restaurées avec talent, qui bénéficient de cette particularité à la fois si photogénique et si ancrée dans le passé.

Attendre la marée : que dire de cette photo, sinon que j’ai été attirée par le turquoise de la coque, qui semble appeler de toutes ses forces l’eau de la même couleur. C’est une scène  commune sur nos côtes, mais personnellement je la trouve toujours aussi émouvante. C’est sans doute un reliquat de mon enfance lyonnaise, durant laquelle je peignais des navires et  me languissais de vivre un jour au bord de l’eau. Donc vous verrez avec une régularité dont je m’excuse à l’avance, beaucoup de voiliers sur ce blog, ou de bateaux de pêche.

Fin de ma crise de « Plouguernite aiguë »… Enfin jusqu’à la prochaine. Merci d’avoir lu jusqu’ici !

9 réponses à “La côte des Légendes”

  1. j’aime beaucoup la photo de la pierre debout (un menhir ?), on dirait qu’il y a une trace de main dessus, étrange la nature. En tout cas elles sont toutes superbe tes photos.

    1. Dame Nature n’a fourni que le granit. Pour l’empreinte de la main, il s’agit d’une sculpture de l’artiste Eric Theret. Toute la côte de Plouguerneau est parsemée de sculptures, qui se fondent dans le paysage. 🙂

  2. Cet environnement me parle, et je ne m’en lasse pas. Jolie série. J’aime l’alignement des bernaches, la « calmitude » 😉 délicieuse du petit chalutier dont j’adore le traitement.

  3. Une très jolie balade dans un super lieu. Ne croiser personne en 3 heures, waouh, des fois j’aimerai bien ici !
    J’adore le traitement de Dark Plouguerneau et et les Chemins de Plouguerneau !

    1. Merci Anne, j’avoue avoir été inspirée par la couverture du livre « Parfums, une histoire intime ». J’ai essayé de reprendre ce type d’éclairage, en accordant la colorimétrie à la météo et au paysage.

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