Macrophoto : la bonnette Raynox MSN-202 + le Panasonic GF7

L’automne a le mérite de m’offrir un camaïeu de couleurs, que j’aime travailler dans une lumière intimiste. Certes, mes sujets ne varient pas, mais cela me permet de comparer les performances entre mes différents équipements. En l’occurrence, après m’être amèrement plaint du manque d’ergonomie (prévisible !) de mon objectif Tamron sur mon Panasonic GF7, je me suis souvenu que j’avais au fond de mes tiroirs, une bonnette macro Raynox Msn-202, que je n’avais jamais réellement réussi à exploiter jusqu’ici. Le hic : l’adaptateur universel de la bonnette est prévu pour des objectifs de reflex (de 52 à 67mm de diamètre). Le coup de chance : le pas de vis (37mm de diamètre) correspond pile poil à celui du Vario 12-32, qui équipe mon Panasonic. Une nouvelle expérimentation peut commencer !

La bonnette macro Raynox Msn-202

J’aime agrandir l’infiniment petit et c’est pour cette raison que j’avais opté pour cette bonnette macro, qui affiche +25 dioptries. Avec mon Pentax K30, je n’avais pas réellement réussi à l’exploiter, sauf sur un ver transparent, dont le sex appeal n’est pas évident au premier coup d’oeil. Ni au second d’ailleurs. Mais sachant que le truc faisait 2 mm de long, ça en disait long sur les capacités larvées de cette bonnette (cf. cette image dont la poésie vous laissera pantois(e) : https://www.flickr.com/photos/amij29/23964708861/in/dateposted-public/)

Avec l’objectif inclus d’office sur le Panasonic GF7, cette bonnette fait merveille.

Bonnette Msn202 vs Tamron 90mm macro, sur le Panasonic GF7

Au niveau de la qualité d’image, les résultats avec la bonnette s’avèrent beaucoup plus aléatoires, tout au moins à mains levées, comme je le pratique souvent tout le temps. Disons que « la surface de netteté » est plus vaste avec le Tamron. Attention, je parle de « surface », pas de « profondeur de champ ». C’est à dire que la bonnette est tellement bombée, que vous avez une petite zone circulaire nette, tandis que le reste est dans le flou, un peu comme avec une lentille soft-lense : c’est particulièrement visible sur la photo d’hortensia rose.

Pour résumer, les points positifs et négatifs de la bonnette :

  • ++ sympa pour de la macro créative (notamment si vous aimez l’effet soft-lense), mais si vous voulez de la macro pure et dure, avec une approche « naturaliste », passez votre chemin.
  • ++ simple d’utilisation et très maniable (en un tour de vis, vous avez un objectif macro ou votre objectif habituel)
  • – – il faut être extrêmement proche de son sujet (5 cm avec l’objectif Vario 12-32mm)
  • ++le coût, puisque cette bonnette coûte aux environs de 95€

Quant à l’utilisation du Tamron 90mm, avec une bague d’adaptation

  • – – – Une « desergonomie totale » (« désergonomie », c’est le « désert de l’ergonomie », chez moi)
  • – – – C’est lourd, pénible, voire même douloureux pour les doigts au bout d’un moment (je vous renvoie à mon article précédent)
  • + Mais, point non négligeable, la « surface de netteté » est plus vaste, il est plus facile d’avoir des images macro avec (il faudra que j’essaye avec un trépied)

Il ne me reste plus qu’à vous laisser avec ces autres vrilles, de l’anis étoilé et encore des hortensias. Vous pourrez comparer les photos de l’article précédent. En ce qui me concerne, j’opte pour la bonnette, en attendant un objectif macro dédié, pour mon hybride.

 

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1 réponse à “Macrophoto : la bonnette Raynox MSN-202 + le Panasonic GF7”

  1. Elles sont très jolies, il y a une ambiance particulière qui s’en dégage ! Les tons pour lesquels tu as opté pour le traitement sont très jolis.
    C’est plus créatif avec la bonnette on dirait, je suis assez d’accord avec toi !

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