Overlord : quelques vestiges et beaucoup d’émotions

J’ai passé ce week-end en Normandie, dans une région chargée d’histoire : celle où le cours de la guerre a changé avec l’opération Overlord. A la base, je ne suis pas une grande passionnée d’histoire, ou disons que je retiens mieux la petite histoire, que la grande. Mon fils est, dans ce domaine, mon opposé. Ses périodes de prédilection sont celles des deux guerres mondiales, avec un intérêt plus poussé pour la seconde. Chaque année, il fait en sorte d’être proche des lieux où se sont déroulées de grandes batailles et il y retourne jusqu’à en avoir épuisé les moindres informations. Le voici donc reparti, pour la seconde année, sur les plages du débarquement.

Les bunkers de l’émotion

J’ai décidé de le suivre dans sa passion. Sur les 24 heures que j’ai pu passer avec lui (travail oblige !), je suis ressortie étonnamment intéressée et chargée émotionnellement par cette expérience. Bien sûr, il est impossible de mettre les pieds dans de tels lieux, sans imaginer les fracas des batailles, la noirceur de la guerre et la grandeur des hommes, quel que soit leur camp. Le traitement des images de ce week-end ne pouvait être « neutre » : j’ai éprouvé le besoin de faire rejaillir mon ressenti, mon sentiment d’oppression et d’angoisse… Voire même de dégoût. Comment ne pas transposer le destin de ces hommes, jeunes et moins jeunes, sur la silhouette dégingandée de mon adorescent (il n’a « que » 13 ans !) ?

Des hommes et des convictions

Sur ces lieux se sont côtoyés le courage, la peur, l’épuisement, la douleur, la colère, la haine et la détresse à des sommets difficilement concevables, envisageables. Ces murs ont tremblés sous le choc des bombardements, les vibrations des chars… Un chaos infernal s’est mis en route dans ma tête, dès lors que j’ai laissé mes pensées se dérouler, sans les canaliser… Et pour une fois, mon appareil photo m’a en quelque sorte servi de bouclier, face à cette avalanche d’émotions.

Ces photos ont été prises en partie à la batterie de Longues-Sur-Mer et en partie dans un musée privé, proche d’Omaha Beach. Elles ont été traitées sur Lightroom & Perfect Effects 8. Les prises de vues ont été faites avec mon éternel Pentax K30, ainsi que mon Tamron 17-50mm f/2.8.

4 Replies to “Overlord : quelques vestiges et beaucoup d’émotions”

  1. Beaucoup d’émotions passent dans ces photos, le traitement rend bien ce que tu décris, la dernière, énigmatique, est particulièrement émouvante. Et puis c’est sympa de partager une passion avec son ado 😉

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