Sur la petite fleur jaune…

Mon jardin peine à fleurir. Le temps guère clément y est sans doute pour quelque chose. Cela retarde aussi l’arrivée des insectes. Les marguerites du cap, bien que grandes ouvertes, ne semblent pas les attirer comme les autres années. Fleurs de pommiers, fleurs de poiriers n’ont pas plus de succès. Seules les fleurs jaunes des arbustes d’Euryops pectinatus (Marguerite des savannes) trouvent grâce à leurs yeux. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée.

La fleur jaune, spot rêvé pour la macrophoto !

Toujours est-il que j’ai pu ce week-end m’installer devant cet arbuste et profiter de toute la petite faune qui a défilé dessus. Certaines espèces se sont prêtées au jeu des photos de bonne grâce. J’ai continué à « peaufiner » l’utilisation de ce Tamron dédié à la macro, à le découvrir. Ne riez pas, mais je continue également à découvrir mon Pentax K30, contre lequel je commence d’ailleurs à nourrir quelques griefs. L’un d’entre eux, et non le moindre, est qu’il est terriblement bruyant… Quel claquement sec… Il ne faut pas compter sur lui pour s’assurer une présence discrète, lors de photos animalières.

Progrès, évolutions : où êtes-vous ?

Par ailleurs, je vis une période pas « terrible » photographiquement. Je sais que je stagne, que ce que je fais tourne en rond. Certes, ma pratique de la photo s’adapte pour l’instant à mes contraintes professionnelles, familiales, personnelles… mais il en résulte une frustration qui ne m’aide pas à avancer. Alors j’essaye de lire, d’aller voir d’autres œuvres, d’autres artistes, d’autres photographes (oui, je sais, je fais une distinction un peu particulière et difficile à expliquer)… Je fréquente pas mal de forums, pour y lire des conseils. Mais quelque part, j’ai un peu peur d’arriver « au bout de moi-même », de ne plus avoir de marge de progrès. Ce sera toujours ma hantise. Et je ne veux pas pour autant perdre l’aspect ludique de ma pratique de la photo. Un seul mot pour résumer mes états d’âme moisis ? « Embourbée ». Je suis embourbée et mutique, même si je viens de me prêter à un long monologue.

Pour finir, ce petit article et les photos qui l’accompagnent sont dédiés à François, un photographe québécois que j’aime beaucoup, autant pour sa personnalité apaisante, serviable que pour ses délires en photo. En direct de la fleur jaune, voici quelques visiteurs.

2 réponses à “Sur la petite fleur jaune…”

  1. ça arrive à tous, ce sentiment de ne plus avancer, je reconnais ce genre d’états d’âme qui m’est aussi arrivé… puis ça revient, avec la découverte d’un nouveau photographe, ou une envie d’essayer autre chose… tes macros sont superbes. On est toujours notre plus grand critique. Tu as bien fait de transformer ton « mutisme » en « monologue », ça va mieux en le disant…
    Les Pentax sont de bons appareils, solides et stabilisés, mais le mien est aussi assez bruyant, et pour les phtos de rue, c’est comme pour les animaux ou les insectes, mieux vaut être discret 😉

    1. Bonjour Esther,
      Oui, j’ai pu voir sur d’autres blogs, qu’en matière de photo on traversait tous plus ou moins ces crises de « Je n’avance pas », qui sont à la limite de « je n’ai plus d’envie de photographier ». Effectivement, ça passe, dès qu’un élément nouveau vient stimuler notre envie de le figer dans une image la plus esthétique possible, corrélée à notre degré d’apprentissage / nos possibilités techniques personnelles bien sûr. Ma frustration est née de deux choses : d’une part le manque de temps à consacrer à ma passion (d’autant plus que vu mes sujets de prédilection, il faut un minimum de beau temps), d’autre part les détails techniques imparfaits qui me sautent aux yeux et pour lesquels je sais que les autres ont un regard moins critique (par exemple la netteté des antennes du criquet…) que moi. Bref, aujourd’hui c’est reparti… Merci pour ce mot encourageant et gentil à la fois.

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